2020/11/06 – 20 novembre – Atelier et séminaire des doctorants du CEPN avec Philippe Batifoulier, Nader Nefzi et Nicolas Pinsard – En ligne

La première séance de l’atelier doctorant de l’année se déroulera le vendredi 20 novembre de 11h à 12h, totalement en ligne.  Cette séance a pour titre “Les enjeux du jury de thèse et le déroulement de la soutenance”. Elle sera animée par Philippe Batifoulier et Nader Nefzi. Le but de cet atelier sera d’évoquer les dimensions stratégiques de la composition du jury de thèse ainsi que de la préparation à la soutenance. En effet, si la soutenance est avant tout un moment fort intellectuellement, elle est aussi, notamment par le choix des membres du jury, l’occasion de préparer la suite des évènements – que cela soit dans le monde universitaire ou non.

Point Covid-19 : Comme les années précédentes, les séances de l’atelier doctorant sont prévues à la suite des séminaires doctorants de façon à ne pas multiplier les dates. Or, du fait des contraintes sanitaires il n’est plus possible de manger les sandwiches pendant les séminaires. En conséquence, cette année l’atelier n’aura pas lieu directement à la suite du séminaire mais 30 minutes après la fin du séminaire doctorant pour laisser un peu de temps pour le déjeuner.

Exceptionnellement pour cette séance du 20 novembre, l’atelier aura lieu avant le séminaire des doctorants et la soutenance de notre collègue Benjamin Bürbaumer

Le séminaire des doctorant-e-s aura lieu à la suite de l’Atelier Doctorants, le vendredi 20 novembre, de 12h30 à 13h30, totalement en ligne.

À cette occasion, Nicolas Pinsard nous fera une présentation de sa thèse intitulée « Régulation et marchandisation de l’Etat par la fiscalité et la finance. Le cas des offices en France du XIIe au XVIIe siècle ».

Vous trouverez ci-dessous le résumé.

Cette thèse analyse le processus de production, de reproduction et de changement de l’État dans une perspective institutionnaliste et régulationniste sur la base d’un travail d’histoire économique sur le temps long. Elle porte sur la mise en place du système fiscal en France du XIIe au XVIIe siècle, à travers l’étude de l’une des organisations centrales des structures étatiques de la période : les offices. Le protocole de recherche de l’abduction structure ce travail et permet de révéler les rapports sociaux qui traversent les formations socio-historiques. La première partie de la thèse inscrit son cadre analytique dans l’école parisienne de la régulation : en croisant l’approche néo-réaliste avec le concept de régime fisco-financier, les fondements de l’État moderne peuvent être examinés au prisme de la fiscalité et de la finance. Des données originales recueillies par un travail d’archives permettent de mettre en exergue dans un second temps le processus d’appropriation des offices et l’inscription de cette organisation étatique dans un cadre juridique relevant de la propriété privée. Cette dernière engendre un phénomène de marchandisation des offices qui laisse la possibilité aux officiers de les léguer, mais aussi de les vendre pour réaliser des bénéfices monétaires ; tandis que le pouvoir royal, par divers dispositifs fiscaux, accroît ses revenus à travers ce phénomène. En mobilisant des concepts de socio-économie des marchés et des notions de l’école marxiste de la dérivation, la troisième partie consolide l’analyse de la formation des rapports marchands en l’insérant dans la problématique du pouvoir de l’État. Les rapports de pouvoir, constitutifs de l’État, sont alors mis à jour et sont définis comme relationnels, asymétriques, et s’inscrivant dans une architecture institutionnelle. Finalement, d’une part, le développement de l’État moderne se réalise à travers sa marchandisation ; et d’autre part, sa régulation repose sur des rapports de domination et d’exploitation indirecte et collective.

La séance sera diffusée à partir de la plateforme Zoom.

En espérant vous retrouver en nombre (malgré l’absence de sandwichs).

L’équipe organisatrice