Working Paper n°2016-13 – Hyperinflation bulgare de 1997 : transition, fragilité bancaire et change – Sébastien Charles (LED) et Jonathan Marie (CEPN)

Working Paper n°2016-13

Hyperinflation bulgare de 1997 : transition, fragilité bancaire et change

Sébatsien Charles
Membre du LED – Université Paris 8
sebcharles92 [at] yahoo.fr

Jonathan Marie
Membre du CEPN – Université Paris 13
jonathan.marie [at] univ-paris13.fr

Novembre 2016

 

Résumé
Cet article suit deux objectifs : étudier l’hyperinflation bulgare de 1997 et confronter cette analyse à l’approche théorique post-keynésienne. Celle-ci met en avant le rôle de trois composantes observées simultanément afin de saisir l’apparition de l’hyperinflation : un conflit de répartition virulent, la présence de mécanismes d’indexation et finalement, la fuite devant la monnaie domestique au profit d’une ou plusieurs devise(s). L’article révèle qu’une économie en transition comme la Bulgarie des années 1990 est susceptible de générer de l’hyperinflation en l’absence d’un conflit de répartition violent : la transition ainsi que la crise bancaire engendrent l’inflation. Le taux de change, quant à lui, est décisif dans l’apparition de la dynamique hyperinflationniste (et donc la défiance envers la monnaie domestique). Enfin, cette interprétation de l’hyperinflation est vérifiée par une analyse économétrique.

 

Remerciements 
Les auteurs, seuls responsables des erreurs ou insuffisances de l’article, remercient Nikolay Nenovsky, Mehrdad Vahabi, Bernard Chavance pour leurs conseils de lecture avisés, Maxime Gueuder, ainsi que l’ensemble des participants à la journée d’études « Hyperinflation : Études de cas et controverses théoriques » (MSH de Dijon, septembre 2016).

 

Mots clés : hyperinflation, change, transition
Codes JEL : C12, E12, E31, P22